Foi

La foi : continuer à croire quand tu n'as plus aucune raison d'y croire

Les Chroniques de Mea Gloria

Il y a deux ans et demi, j'étais au fond du trou.

Pas « un petit passage à vide ». Pas une mauvaise semaine.

Au fond du trou.

Je ne croyais plus vraiment en grand-chose. Je ne savais pas comment ma vie allait pouvoir changer. Je ne savais pas comment j'allais m'en sortir. Je ne savais pas où tout cela allait me mener.

J'ai connu les galères financières. J'ai connu les déceptions amoureuses. J'ai connu les moments où tu regardes ta vie et où tu te demandes sincèrement :

« Mais putain... quand est-ce que ça va s'arrêter ? »

Et pourtant... quelque part, sous les blessures, sous les peurs, sous les larmes et sous le bordel... il restait quelque chose.

Une toute petite lumière.

La foi.

La foi, ce n'est pas croire que tout ira toujours bien

Pendant longtemps, je pensais peut-être que la foi consistait à être convaincue que la vie allait nous donner ce que nous voulions. Aujourd'hui, je ne la vois plus comme ça.

La foi, ce n'est pas se raconter que tout est merveilleux quand tout s'écroule. Ce n'est pas nier la douleur. Ce n'est pas sourire quand on a envie de hurler. Ce n'est pas remercier pour des choses qui n'auraient jamais dû nous arriver.

La foi, c'est parfois pleurer toutes les larmes de son corps et continuer quand même.

C'est ne rien comprendre à ce qui se passe et garder quelque part cette minuscule conviction :

Mon histoire ne peut pas s'arrêter ici.

Je ne sais pas comment. Je ne sais pas quand. Je ne sais même pas encore dans quelle direction marcher. Mais je vais avancer.

Croire avant d'avoir les preuves

Et c'est peut-être ça, finalement, avoir la foi. Croire avant d'avoir les preuves.

Aujourd'hui, c'est facile de regarder ma vie et d'éprouver de la gratitude. Je regarde la maison que j'ai trouvée. Je regarde mes projets. Je regarde Mea Gloria qui prend vie. Je regarde la femme que je suis devenue. Je regarde cette nouvelle vie que je construis.

Et parfois, j'en ai littéralement les larmes aux yeux. Parce que je suis heureuse. Profondément heureuse.

Mais il y a deux ans et demi, je n'avais aucune preuve que cette vie m'attendait.

Je ne savais pas qu'un jour je choisirais des fauteuils terracotta et verts pour ma terrasse avec l'excitation d'une gamine. 😂 Je ne savais pas qu'un jour j'aurais un cabinet à moi. Je ne savais pas que je créerais des voyages pour accompagner d'autres femmes. Je ne savais pas que je retrouverais autant d'envie, de projets, de rires et d'amour.

Je ne savais rien de tout ça. Et pourtant, j'ai continué.

Ma vie n'a pas changé en une nuit

Il n'y a pas eu de miracle un mardi matin à 8h42.

Ma vie a changé beaucoup plus discrètement. Elle a changé à travers mes choix.

Une décision. Puis une autre. Puis encore une autre.

J'ai commencé à me demander :

Est-ce que cette vie me ressemble ? Est-ce que cette relation me respecte ? Est-ce que ce choix est aligné avec mes valeurs ? Est-ce que je fais cela par peur ou parce que mon cœur me dit d'avancer ?

Et petit à petit, j'ai arrêté de demander à la vie de changer... et j'ai commencé à changer ma manière de la vivre.

J'ai choisi. Je me suis choisie.

Pas parfaitement. Pas toujours courageusement. Parfois avec une trouille monumentale. Mais je l'ai fait.

Et choix après choix, sans m'en rendre compte, j'étais déjà en train de construire la vie pour laquelle je pleure aujourd'hui de gratitude.

La foi ne dispense pas de marcher

C'est probablement l'une des choses les plus importantes que j'ai comprises.

Je crois profondément à la vie. À l'intuition. Aux synchronicités. À cette force plus grande que nous que chacun appellera comme il le souhaite.

Mais je crois aussi profondément à notre responsabilité.

Parce que tu peux demander mille fois à la vie de t'ouvrir une porte... si elle s'ouvre et que tu refuses de la franchir parce que tu as peur, rien ne changera.

La foi n'est pas attendre immobile qu'un miracle arrive.

Pour moi, la foi, c'est dire :

« Je ne vois pas encore toute la route, mais je vais faire le prochain pas. »

Puis le suivant. Et encore le suivant.

Aujourd'hui, je comprends quelque chose

Je n'ai pas besoin de dire que tout ce qui m'est arrivé était nécessaire.

Certaines souffrances ne méritent pas d'être romancées. Certaines blessures n'avaient rien de beau. Certaines expériences auraient très bien pu ne jamais exister.

Mais aujourd'hui, je peux choisir ce que j'en fais.

Mes blessures n'écriront pas le dernier chapitre de mon histoire.

Et peut-être que ma plus grande victoire est là.

Je n'ai pas laissé les déceptions me convaincre de ne plus aimer. Je n'ai pas laissé les difficultés me convaincre que je ne méritais pas davantage. Je n'ai pas laissé mes échecs me convaincre que je n'étais pas capable. Je n'ai pas laissé la peur décider définitivement à ma place.

J'ai continué à croire. En la vie. En l'Amour. Et, petit à petit... en moi.

Alors aujourd'hui, je dis merci

Pas parce que ma vie est parfaite. Elle ne l'est pas. Et elle ne le sera probablement jamais.

Il y aura encore des galères. Des imprévus. Des déceptions. Des jours où j'aurai envie d'envoyer l'Univers se faire foutre avec ses « leçons de vie ». 😂

Mais aujourd'hui... je regarde autour de moi. Et je mesure le chemin parcouru.

Et bordel... je suis heureuse. J'ai envie de pleurer rien qu'en l'écrivant.

Parce qu'il y a deux ans et demi, la femme que j'étais n'aurait jamais imaginé ressentir cette paix.

Alors j'aimerais pouvoir retourner quelques minutes auprès d'elle. M'asseoir à côté d'elle. Prendre sa main. Et lui dire :

Continue. Tu n'as pas besoin de comprendre maintenant. Tu n'as pas besoin de connaître la destination. Tu n'as même pas besoin d'être forte tous les jours.

Pleure. Doute. Repose-toi quand tu n'en peux plus.

Mais s'il te plaît... ne cesse pas de croire que d'autres chapitres existent.

Parce qu'un jour, tu te retrouveras dans une vie que tu ne pouvais même pas imaginer. Et tu comprendras que pendant tout ce temps où tu pensais être perdue... tu étais peut-être simplement en chemin.

Si toi aussi, tu traverses la tempête

Je ne vais pas te promettre que tout ira bien demain. Je ne connais pas ton histoire. Je ne sais pas combien de temps prendra ton chemin. Et je ne te dirai jamais que ta souffrance est « arrivée pour une raison ».

Mais je peux te dire ce que mon histoire m'a appris : ce que tu vis aujourd'hui n'est pas obligé d'écrire toute ta vie.

Tu peux encore choisir. Tu peux encore changer de direction. Tu peux encore reconstruire. Tu peux encore aimer. Tu peux encore rêver.

Même tout doucement. Même maladroitement. Même avec la peur au ventre.

Et si aujourd'hui tu n'arrives pas à croire à toute une nouvelle vie...

crois simplement au prochain pas. Parfois, c'est largement suffisant.

Parce qu'un pas devient un chemin. Un choix en appelle un autre. Et un jour, sans même savoir exactement quand tout a basculé, tu regardes derrière toi... et tu réalises que tu as parcouru une distance immense.

Merci

Aujourd'hui, je regarde ma vie et mon cœur déborde. D'amour. De joie. De foi. Et surtout... de gratitude.

Merci pour cette vie.
Merci pour les personnes que j'aime.
Merci pour les portes qui se sont ouvertes.
Merci pour celles que j'ai eu le courage de fermer.
Merci pour mes choix.
Merci pour le chemin parcouru.
Merci pour la femme que je suis aujourd'hui.
Et merci pour tout ce que je ne connais pas encore.

Parce que maintenant, je le sais :

Je n'ai pas besoin de voir toute la route pour continuer à avancer.
J'ai seulement besoin de garder la foi. Et de faire le prochain pas. 🤍🌿

La suite reste à écrire.

Et si tu faisais, toi aussi, le prochain pas ?

Je serai heureuse de t'accompagner, à ton rythme, avec ce que je suis.

Commençons à écrire la suite